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	<description>Formation et supervision pour les intervenants psychosociaux de l&#039;aide à la jeunesse</description>
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		<title>Les enfants victimes de violences intrafamiliales, et conjugales en particulier, ont bien des choses à vous dire…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 10:20:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le centre universitaire romand de médecine légale a mené, en 2022, une recherche[1] auprès de 20 jeunes (de 14 à 28 ans) ayant été confrontés à de la violence dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="431862" class="elementor elementor-431862" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Le centre universitaire romand de médecine légale a mené, en 2022, une recherche<a href="#_ftn1">[1]</a> auprès de 20 jeunes (de 14 à 28 ans) ayant été confrontés à de la violence dans le couple de leurs parents. Leur parent victime de violences conjugales avait consulté l’unité de médecine des violences du centre hospitalier universitaire Vaudois entre 2011 et 2018.  A cette époque, les enfants étaient âgés de 3 à 17 ans.</p><p>L’objectif de cette étude était de faire entendre leur voix (ce qui est plutôt rare …) afin de fournir aux professionnels et pouvoirs publics, une connaissance plus approfondie des vécus, ressources et besoins des enfants victimes de violences conjugales.</p><p>Voici une synthèse de ce qui nous semble essentiel à vous partager.</p><p>Les chercheurs signalent qu’en Suisse, comme dans d’autres pays occidentaux, <strong>un enfant sur 5 est exposé à de la violence dans le couple parental</strong> durant son enfance, à savoir que un de ses parents est soit victime soit auteur de violence au sein du couple.</p><p>L’étude rend compte des <strong>impacts des violences conjugales sur les enfants</strong>, et ce tant au niveau du vécu au quotidien qu’à long terme, mais aussi des <strong>ressources</strong> sur lesquelles ces enfants ont pu s’appuyer et de leurs <strong>besoins</strong>.</p><p>Les chercheurs ont mené des entretiens semi-structurés avec les participants après les avoir informés des différentes formes de violence au sein d’un couple et les différentes manières auxquelles on peut y être exposé. </p><p>Ces entretiens ont porté sur :</p><p>&#8211; les principaux domaines de la vie (famille, école, loisirs, ami.es, relations amoureuses)</p><p>&#8211; les contacts avec les professionnels</p><p>&#8211; leur personnalité</p><p>&#8211; leurs ressources</p><p>&#8211; leurs besoins</p><p>&#8211; leurs conseils pour les enfants qui vivent ces situations de violences conjugales.</p><p> </p><p>7 points importants émergent des résultats de l’étude.</p><p><style>@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-font-kerning:1.0pt;<br />	mso-ligatures:standardcontextual;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault<br />	{mso-style-type:export-only;<br />	mso-default-props:yes;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1<br />	{page:WordSection1;}</style></p>								</div>
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									<p style="tab-stops: 116.65pt;"><span style="text-decoration: underline;"><i>1. L’expérience de la violence</i></span></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">La durée d’exposition aux violences a varié de quelques mois à plusieurs années et parfois toute la vie d’enfant des participants.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Tous les participants ont décrit au moins un épisode de <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">violence physique</b> sur le parent victime, des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">violences psychologiques</b> (insultes, interdictions, menaces, harcèlement) répétées et des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">disqualification</b>s adressées à la victime et aux enfants.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Deux participantes étaient au courant <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">de violences sexuelles</b> sur leur mère.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les participants indiquent avoir pu, à certains moments, identifier des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">déclencheurs de violence </b>(alcool, comportements de l’enfant, désaccords à propos des enfants …) mais par contre, à d’autres moments, avoir été confrontés à des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">violences « imprévisibles ».</b></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les entretiens montrent que les souvenirs des épisodes aigus de violences sont parfois très détaillés, même des années après, ou au contraire flous ou totalement absents.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les aîné.e.s de la fratrie ont <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">essayé de protéger physiquement et psychologiquement</b> les plus jeunes en les emmenant ailleurs dans la maison, en tentant de les distraire, en les consolant.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les enfants surveillaient ce qu’il se passait, intervenaient pour stopper les violences, tentaient de protéger la victime et/ou recherchaient de l’aide.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tous les participants ont ressenti de la peur</b> pour la victime, pour leurs frères et sœurs et pour eux-mêmes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils ne comprenaient pas ce qui se passaient, se sentaient démunis et étaient « sous le choc ».</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">La grande majorité des participants a connu au moins deux <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">autres formes de victimisation</b> (violence de l’auteur à leur égard ; harcèlement scolaire, violence agie par le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>parent victime ou un membre de la fratrie,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un petit ami plus tard dans la vie …) et un quart des participants en a mentionné cinq ou plus.</p><p><style>@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-font-kerning:1.0pt;<br />	mso-ligatures:standardcontextual;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault<br />	{mso-style-type:export-only;<br />	mso-default-props:yes;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1<br />	{page:WordSection1;}</style></p>								</div>
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									<p style="tab-stops: 116.65pt;"><span style="text-decoration: underline;"><i>2. Impacts sur la santé et le bien-être</i></span></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les termes <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">« traumatisé.e », « marqué.e », « choqué.e »</b> ont souvent été nommés pour décrire l’impact des violences dans le couple.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">La peur et les inquiétudes étaient présentes dans la vie quotidienne et ce même quand l’auteur n’était pas violent ou qu’il n’y avait plus de contact avec lui.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Un <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">sentiment de tristesse</b> en lien avec l’expérience de violence conjugale est décrit.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il peut apparaître parfois longtemps après la fin des faits violents.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">L’auteur passant de l’affection à la distance ou au mépris, le manque de réponses du couple parental aux besoins de l’enfant, les inactions des professionnels et/ou d’autres adultes induisent un <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">sentiment d’abandon</b>.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Certains participants évoquent <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">des pensées suicidaires</b> tant ils se sentaient déprimés.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La culpabilité</b>, de n’avoir pas pu protéger la victime, les frères/sœurs – d’avoir déclenché l’événement violent – d’avoir dénoncé le parent violent a été mentionnée.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La honte et le sentiment d’impuissance</b> se retrouvent également dans les témoignages.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Beaucoup signalent des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">déménagements fréquents et des difficultés économiques et matérielles.</b></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Pour plusieurs participants, la <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">vie scolaire a été compliquée</b> : absences ponctuelles ou de longue durée – réticences à aller à l’école car souhait de cacher les marques des violences subies – harcèlement vécu à l’école (2/3 des participants) – la fatigue – difficultés à étudier à la maison – problèmes de motivation et de concentration – pression des auteurs de violences.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">La plupart des jeunes signalent des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">difficultés relationnelles</b> et ce dans leurs différents contextes de vie mais surtout dans leur entourage familial notamment avec le parent auteur de violences mais aussi au sein de la fratrie.</p><p>Au niveau de leur fonctionnement, les participants se décrivent <strong>impulsifs</strong>, <strong>rapidement en colère et pouvant être verbalement et/ou physiquement violents</strong>.  Ils évoquent des <strong>troubles du sommeil, un repli sur soi</strong>, des violences auto-infligées.</p>								</div>
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									<p><em>3. <u>Ressources</u></em></p><p><strong>Au niveau personnel</strong>, les participants signalent plusieurs éléments qui les ont aidés à tenir bon :</p><ul><li>Le fait de pouvoir prendre du recul permettant de donner du sens et de comprendre les comportements violents agis dans le couple</li><li>Se fixer des objectifs personnels, relationnels, professionnels</li><li>Les croyances et/ou pratiques spirituelles et religieuses</li><li>La mise en place de stratégies pour réguler les émotions envahissantes (sortir marcher quelques minutes, tenter de discuter lors des conflits …)</li><li>Demander de l’aide, parler à quelqu’un du vécu violent</li><li>Se mettre dans « une bulle », ne pas s’impliquer dans les conflits</li></ul><p><strong> </strong></p><p><strong>Au niveau interpersonnel</strong>, certains ont été aidés par le fait de faire confiance à autrui mais d’autres ont, au contraire, souligné l’importance de ne pas faire confiance trop facilement à autrui car ils percevaient le besoin de se protéger.</p><p>Le plus souvent, c’est le <strong>parent victime qui est décrit comme la source de soutien principale</strong> quand elle écoute, protège, porte de l’attention, recherche des solutions, partage des activités.</p><p><strong>Aucun jeune ne mentionne d’actions de recherche de solution menées par l’auteur</strong>.</p><p>Les <strong>frères et sœurs</strong>, partageant la même expérience, ont souvent été des <strong>personnes réconfortantes.</strong></p><p>Des <strong>membres de la famille élargie </strong>(oncles, tantes, grands-parents) ont été un réel soutien en s’occupant des enfants et/ou en intervenant dans des moments aigus de violences et en accueillant les enfants et/ou le parent victime chez eux.</p><p>Des amis de la famille ou des voisins ont pu occasionnellement aider les enfants et la victime en les hébergeant après un moment de violence.</p><p>Des <strong>loisirs et activités de groupes ont permis d’oublier les problèmes</strong> et ressentir un sentiment de liberté.</p><p>Les <strong>professionnels</strong> ont été aidants en <strong>garantissant la confidentialité, en mettant en place des actions concrètes de protection et, de par leur écoute, en aidant à la compréhension de la situation.</strong></p>								</div>
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									<p><span style="text-decoration: underline;"><em> 4. Barrières pour parler des violences</em></span></p><p>Les soutiens interpersonnels mentionnés ci-dessus ne signifient pas nécessairement que la violence dans le couple a été discutée.  Souvent les violences n’ont jamais ou que très partiellement été évoquées.  Certains en parle même pour la première fois durant l’étude.</p><p>Plusieurs <strong>raisons de ne pas parler</strong> des violences conjugales sont évoquées :</p><ul><li>Ne pas savoir que la situation est anormale</li><li>Minimiser la gravité de la situation</li><li>Prendre de la distance pour se protéger</li><li>Sentiment de honte</li><li>Sentiment de culpabilité : « ce qui arrive est de ma faute »</li><li>Peur de ne pas être pris au sérieux</li><li>Risque de conséquences négatives : « l’auteur va l’apprendre », « je vais être placé », « je vais malmener la famille »</li><li>Douter qu’on puisse les aider (même les professionnels)</li><li>Respecter le souhait de la victime qui ne veut pas qu’on en parle</li><li>La pitié ressentie envers l’auteur</li><li>Les professionnels qui n’abordent pas le thème de la violence possible</li></ul><p><strong>Certains jeunes de l’étude soulignent toutefois que le temps a fait évoluer leur capacité de parler de la violence au sein du couple : ils se sentent plus mûrs – ils souhaitent protéger leurs frères et sœurs – ils ne peuvent plus cacher les traces des coups.</strong></p>								</div>
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									<p class="MsoNormal" style="tab-stops: 116.65pt;"><span style="text-decoration: underline;"><i>5. Besoins et conseils concernant l’entourage</i></span></p><p class="MsoNormal" style="tab-stops: 116.65pt;">Une majorité de participants à l’étude souligne que <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">l’auteur doit cesser d’être violent</b> et une minorité que <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">la victime doit demander de l’aide</b>.</p><p class="MsoNormal" style="tab-stops: 116.65pt;">Ils soulignent que <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">tout adulte témoin ou au courant des violences dans le couple doit agir pour protéger les enfants en appelant la police ou en signalant la situation.</b></p><p class="MsoNormal" style="tab-stops: 116.65pt;">Le besoin de parler à un proche est mentionné plusieurs fois.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">besoin d’attention</b> est souvent nommé.</p><p class="MsoNormal" style="tab-stops: 116.65pt;">Des <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">besoins de « pauses » et de stabilité</b> sont aussi nommés.</p>								</div>
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									<p style="tab-stops: 116.65pt;"><span style="text-decoration: underline;"><i>6. Besoins et conseils concernant les professionnels</i></span></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">En ce qui concerne les<br />professionnels, les participants ont nommé différents besoins qui touchent<br />trois domaines distincts : la prévention – la protection – les soins.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">En matière de prévention</b>, les participants estiment que les<br />professionnels devraient davantage informer les enfants à propos des violences<br />conjugales afin qu’ils puissent les identifier et, s’ils y sont confrontés,<br />reconnaître que ce n’est pas normal.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils<br />estiment également que les lois devraient davantage permettre de protéger les<br />victimes de violence, de punir les auteurs et de leur retirer la garde des<br />enfants.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Au niveau de la protection</b>, les professionnels ne doivent jamais<br />minimiser ce que racontent les enfants.<span style="mso-spacerun: yes;"> <br /></span>Ils doivent veiller à ce que l’enfant puisse énoncer ses solutions à ses<br />besoins comme par exemple avoir un endroit où se réfugier sans nécessairement<br />parler de ses problèmes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est<br />essentiel que l’enfant participe et approuve les stratégies et solutions mises<br />en place face aux comportements de l’auteur violent.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Au niveau des interventions et des soins donnés par les professionnels</b>,<br />les participants soulignent combien il est difficile pour un enfant d’aborder<br />son vécu de victime de violence conjugale.<span style="mso-spacerun: yes;"> <br /></span>Le professionnel doit donc prendre l’initiative d’en parler et répéter<br />les tentatives de dialogue car la probabilité que l’enfant n’en parle pas de<br />suite est grande.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les participants<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demandent que le professionnel respecte le<br />fait que l’enfant ne souhaite pas en parler. Prendre la parole de l’enfant au<br />sérieux, en assurer la confidentialité et l’impliquer dans les processus de<br />décision est essentiel.</p><p><style>@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-font-kerning:1.0pt;<br />	mso-ligatures:standardcontextual;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault<br />	{mso-style-type:export-only;<br />	mso-default-props:yes;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1<br />	{page:WordSection1;}</style></p>								</div>
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									<p><span style="text-decoration: underline;"><i>7. Conseils aux enfants exposés à la violence conjugale</i></span></p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Les jeunes participants à l’étude ont donné une série de conseils pour les enfants exposés à la violence conjugale tout en reconnaissant qu’eux-mêmes n’avaient pas toujours suivi ces conseils.</p><p style="tab-stops: 116.65pt;">Ils ont cités :</p><ul><li style="tab-stops: 116.65pt;">Savoir qu’être exposé à de la violence conjugale n’est pas normale et qu’une vie familiale est faite d’amour et de soutien</li><li style="tab-stops: 116.65pt;">Parler assez rapidement à une personne de confiance de leur vécu malgré la honte ressentie</li><li>Parler à un professionnel</li><li>Ne pas se mêler des conflits et se protéger en se réfugiant dans sa chambre</li><li>Pendant les épisodes aigus, se distraire, sortir de la maison</li><li>Se consoler seul avec des activités qu’on aime</li></ul><p><style>@font-face<br />	{font-family:Wingdings;<br />	panose-1:5 0 0 0 0 0 0 0 0 0;<br />	mso-font-charset:2;<br />	mso-generic-font-family:decorative;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:3 268435456 0 0 -2147483647 0;}@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br 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									<p style="tab-stops: 116.65pt;"><i><span style="font-size: 13.0pt;">Conclusion</span></i></p>
<p>Cette étude montre combien il est intéressant et nécessaire de donner la parole aux enfants/adolescents victimes de violence conjugale.</p>
<p>Comme professionnels, nous nous rendons encore mieux compte du jeu d’équilibriste exigé par l’accompagnement de ces enfants.&nbsp; En effet, ceux-ci souhaitent à la fois se taire mais en même temps que nous décodions les signes qu’ils nous transmettent, ils nous demandent de garantir la confidentialité mais simultanément de les protéger.</p>
<p style="tab-stops: 116.65pt;">Vous voulez approfondir et lire le rapport complet&nbsp;?</p>
<p><style></style>
</p>
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a><a href="https://www.curml.ch/sites/default/files/fichiers/documents/UMV/Rapport_Etude_Violence_Couple_Experience_Enfants_112024.pdf">https://www.curml.ch/sites/default/files/fichiers/documents/UMV/Rapport_Etude_Violence_Couple_Experience_Enfants_112024.pdf</a></p><p><br></p>
<p>Courage à tou.te.s, vous voilà davantage informé.e.s et vous savez où vous former&nbsp;au besoin : «&nbsp;violences intrafamiliales : quand la violence conjugale impacte l&rsquo;enfant ».</p>
<p></p>
<p>Christine Degraux &amp; Victor Pelsser</p>
<p></p>
<p><style>@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-font-kerning:1.0pt;<br />	mso-ligatures:standardcontextual;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault<br />	{mso-style-type:export-only;<br />	mso-default-props:yes;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1<br />	{page:WordSection1;}</style>
</p>								</div>
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		<title>« Ils sont Charlie »</title>
		<link>https://atouts.be/blog/ils-sont-charlie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 07:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://atouts.be/?p=431514</guid>

					<description><![CDATA[Ce témoignage au combien éclairant, même s’il est aussi stupéfiant, nous montre l’absolue nécessité de faire changer les choses dans nos institutions.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="431514" class="elementor elementor-431514" data-elementor-post-type="post">
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									<p>Ce témoignage au combien éclairant, même s&rsquo;il est stupéfiant, nous montre l&rsquo;absolue nécessité de faire changer les choses dans nos institutions.</p><p>Apprendre ce que c&rsquo;est, mettre des mots, les bons mots, sur ce qui est passé sous le silence mais qui a lieu tous les jours. </p><p>Venez vous former ! </p>								</div>
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									<span class="elementor-button-text">formation Violences sexuelles entre mineurs en institution</span>
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			</item>
		<item>
		<title>Mobilisations dans l’Aide à la Jeunesse :                          Et si on osait un projet de société dont l&#8217;enfant est au centre ?!</title>
		<link>https://atouts.be/blog/mobilisations-dans-laide-a-la-jeunesse-et-si-on-osait-un-projet-de-societe-dont-lenfant-est-au-centre</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 12:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://atouts.be/?p=430806</guid>

					<description><![CDATA[Dans le secteur de l’aide à la jeunesse, ces dernières semaines ont été jalonnées de mobilisations (manifestations, grève…), qui s’étendent de plus en plus afin de dénoncer les réalités d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le secteur de l’aide à la jeunesse, ces dernières semaines ont été jalonnées de mobilisations (manifestations, grève…), qui s’étendent de plus en plus afin de dénoncer les réalités d’un secteur perpétuellement en crise.</p>



<p>Les services publics et privés agréés se réunissent afin de faire part de leurs inquiétudes quant au devenir des enfants pour lesquels des «&nbsp;dossiers&nbsp;» sont ouverts et faire apparaitre au grand jour la complexité, de plus en plus grande, de leur travail de protection et d’accompagnement.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Outre le fait de demander des moyens supplémentaires (prioritairement humains), c’est principalement l’absence de réponses adéquates, voire de réponse tout court, à des milliers d’enfants et de familles en souffrance qui est dénoncée.&nbsp;</p>



<p>En tant que service de formation et de supervision, nous constatons, nous aussi, comme l’ensemble des acteurs de terrain que nous accompagnons, que&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les familles subissent de plus en plus de précarité, créant une multiplication de leurs préoccupations</li>



<li>les listes d’attentes pour une prise en charge adéquate sont de plus en plus longues dans tous les services proposant un accompagnement éducatif et psycho-social</li>



<li>de plus en plus d’enfants pris en charge par l’Aide à la Jeunesse présentent des troubles comportementaux et psychiques sévères</li>



<li>de nombreux enfants sont «&nbsp;coincés&nbsp;» dans des situations de séparations conflictuelles entre leurs parents, considérés davantage comme des objets que comme des sujets</li>



<li>les services agréés se sentent de plus en plus démunis face à l’ampleur de la souffrance des enfants, des parents et face à la lourdeur de leurs «&nbsp;dys-fonctionnements&nbsp;»</li>



<li>les milieux de vie des enfants ont fortement évolué (le modèle de la «&nbsp;famille traditionnelle&nbsp;» n’est plus vraiment un cadre de référence) et les nouveaux modes relationnels dans lesquels baignent les enfants sont trop peu intégrés dans les réflexions&nbsp;</li>



<li>les services publics sont débordés par le nombre de demandes et la complexité de la mise en œuvre de leurs accompagnements</li>



<li>les moyens alloués, à l’ensemble du secteur, sont bien trop faibles pour espérer faire un travail répondant de manière adéquate aux besoins des enfants&nbsp;</li>



<li>les moyens alloués sont bien trop faibles pour espérer diminuer les sentiments d’impuissance et de souffrance ressentis aujourd’hui par la majorité des professionnels du secteur</li>



<li>…</li>
</ul>



<p>C’est bien la complexité des situations de ces enfants et de leurs familiers, conjuguée au manque de moyens supplémentaires qui complexifie le travail d’accompagnement des professionnels de l’Aide à la Jeunesse et de tous les secteurs touchant l’enfance.&nbsp;</p>



<p>Et il est évident que cette complexité est le reflet du fonctionnement de notre société.&nbsp;&nbsp;Ne pas la considérer et la prendre en compte risque d’engendrer des réflexions simplistes, sans nuances, et d’induire des actions non seulement inadéquates mais souvent violentes.</p>



<p>La crise actuelle de l’Aide à la Jeunesse et les questions qu’elle pose fait résonner, à Atouts, encore davantage cette question&nbsp;:&nbsp;<em>Et si on osait une société où la place de l’enfant est plus&nbsp;&nbsp;centrale et où ses besoins sont pensés et comblés&nbsp;?</em></p>



<p>Nous estimons qu’il est inacceptable qu’un enfant ne puisse grandir dans un contexte sécurisant.&nbsp;&nbsp;Nous croyons qu’une société qui se focalise sur la sécurité affective des enfants dès leur conception est une société qui crée alors des adultes responsables, capables de développer des intérêts, capables de relations sociales et affectives saines et adéquates, ayant intégré le fait qu’il est&nbsp;&nbsp;essentiel d’être bienveillants les uns vis-à-vis des autres.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Oui, c’est à ce modèle de société que nous croyons et c’est davantage cette société que nous souhaitons. Une société où le profit est secondaire par rapport à la qualité de vie des gens, par rapport à un apaisement des situations de souffrance, par rapport à l’Humain.</p>



<p>Ne dit-on pas qu’il faut tout un village pour élever un enfant&nbsp;? Alors à quand une véritable mobilisation de l’ensemble des partenaires politiques et des citoyens pour en faire un projet de société&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Un enfant est un être global qui sera amené à évoluer dans les différentes sphères de la société qui concerneront tant la santé (mentale aussi&nbsp;!), que l’enseignement, l’aviq, la jeunesse, le sport, l’enseignement supérieur, le monde du travail… Tous ces ministères qui aujourd’hui se parlent trop peu en regard du défi énorme des enfants et des jeunes d’aujourd’hui et de demain.</p>



<p>Alors mesdames, messieurs, politiques (parlementaires, députés, ministres) et citoyens, si vous tentiez de prendre, avec nous, intervenants éducatifs et psycho-sociaux, vos responsabilités dans notre secteur d’aide et de protection de la jeunesse ainsi que dans tous les secteurs concernant l’enfance&nbsp;? Car si, comme nous, vous croyez en la valeur des enfants et en l’intérêt de miser sur quelque chose de meilleur pour eux, il est urgent de proposer ensemble, une société plus humaine.&nbsp;</p>



<p>Êtes-vous prêts à défendre un tel projet de société&nbsp;?</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Pourquoi et comment les intervenants  psychosociaux doivent interroger leur propre histoire</title>
		<link>https://atouts.be/blog/interroger-propre-histoire</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 10:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[aide à la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[intervenants psychosociaux]]></category>
		<category><![CDATA[professionnels de l'aide à la jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Les éducateurs, assistants sociaux et psychologues de l’aide à la jeunesse occupent-ils une place particulière dans le chemin complexe de l’éducation des enfants, des jeunes&#160;? Et qu’en est-il dans l’accompagnement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3">Les éducateurs, assistants sociaux et psychologues de l’aide à la jeunesse occupent-ils une place particulière dans le chemin complexe de l’éducation des enfants, des jeunes&nbsp;? Et qu’en est-il dans l’accompagnement des parents qu’ils rencontrent dans le cadre de leurs missions ?</p>
<p class="p3">Ma pratique de formateur et de superviseur au sein du service Atouts.be m’indique un premier élément de réponse&nbsp;: la nécessité d’interroger, pour chaque travailleur, les effets, les impacts de sa propre histoire d’éducation sur ses représentations et actions d’intervenant psychosocial avec les différents acteurs de son cadre professionnel&nbsp;: enfants, jeunes, parents, collègues mais aussi délégués et mandants des services de l’aide à la jeunesse et des services de protection de la jeunesse.</p>
<p class="p3">Le monde de l’éducation est en effet en constante évolution et en lien, notamment, avec la manière de concevoir l’exercice de l’autorité. Que de chemins possibles entre l’autoritarisme&#8230; et l’absence de règles et de limites&nbsp;!<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ces chemins sont souvent l’objet de nombreuses discussions, voire tensions entre les différents professionnels de notre secteur.</p>
<p class="p3">Éclairer ces chemins demande de se questionner personnellement&nbsp;:</p>
<ul class="ul1">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="ul1">
<li class="li3">Quelles croyances au niveau de l’éducation ai-je élaborées en fonction de la manière dont mes parents ont répondu à mes besoins d’enfant et d’adolescent&nbsp;?</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul class="ul1">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="ul1">
<li class="li3">Quelle part de mon vécu personnel alimente les idées que je défends, les pratiques que je mets en place, les pratiques que je refuse de mettre en place&nbsp;?</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul class="ul1">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="ul1">
<li class="li3">En quoi mon discours auprès des parents, le focus de mes observations des interactions éducatives entre parents et enfants sont-ils en lien avec mes propres forces et fragilités, mes propres vécus d’enfant, d’adolescent voire de parent&nbsp;?</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul class="ul1">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="ul1">
<li class="li3">Quelles valeurs ont guidé mon éducation&nbsp;?<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Vais-je transmettre celles-ci ou non dans le cadre de ma mission éducative&nbsp;?</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul class="ul1">
<li style="list-style-type: none;">
<ul class="ul1">
<li class="li3">Quel est l’impact des souffrances vécues ou non dans mon histoire personnelle sur ma manière de considérer et d’appréhender les personnes rencontrées professionnellement&nbsp;?</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul class="ul1">
<li class="li3">&#8230;</li>
</ul>
<p class="p3">Au-delà de nos différentes formations, connaissances théoriques et savoirs d’expérience, nous ne pouvons faire l’économie d’un retour régulier sur nous-mêmes afin, non seulement de donner du sens à nos interventions mais aussi à faire évoluer nos pratiques d’intervenant psychosocial.</p>
<p class="p3"><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aider l&#8217;enfant à avoir confiance : de l&#8217;importance de la disponibilité</title>
		<link>https://atouts.be/blog/aider-lenfant-a-avoir-confiance-de-limportance-de-la-disponibilite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.atouts.be/?p=2621</guid>

					<description><![CDATA[Précédemment, nous avons évoqué toute l’importance de la restauration de la sécurité affective pour les enfants et les adolescents que nous rencontrons comme intervenants psychosociaux de l’aide à la jeunesse. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Précédemment, nous avons évoqué toute <strong><a href="https://www.atouts.be/accompagner-un-enfant-adolescent-dans-le-secteur-de-laide-a-la-jeunesse/">l’importance de la restauration de la sécurité affective </a></strong>pour les enfants et les adolescents que nous rencontrons comme intervenants psychosociaux de l’aide à la jeunesse.</p>



<p>Un premier moyen explicité dans un article précédent, nommait <strong><a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-reguler-ses-emotions-et-son-comportement-de-limportance-de-la-sensibilite/">l’importance de la sensibilité</a> </strong>afin d’aider l’enfant ou le jeune à réguler ses émotions et son comportement.</p>



<p>Un second élément essentiel, pour la restauration de la sécurité affective, est d’aider les enfants et les adolescents que nous accompagnons comme intervenants psychosociaux dans le secteur de l’aide à la jeunesse, à <strong>avoir confiance en l’adulte ou en l’autre et en lui.</strong>&nbsp;&nbsp;Atteindre cet objectif nécessite que nous développions de la&nbsp;<strong>disponibilité</strong>auprès de ces enfants/adolescents à savoir que nous soyons p<strong>résents non seulement physiquement mais aussi et surtout psychiquement.</strong></p>



<p>Les enfants et les adolescents que nous rencontrons dans notre secteur ont souvent manqué de soins constants et de protection de la part de leurs parents.&nbsp;Ces derniers ont pu réagir à la détresse de leur enfant par de la frustration, de l’anxiété, du rejet, des colères imprévisibles parfois chargées de menaces.&nbsp;&nbsp;Si ces expériences relationnelles ont été régulièrement répétées, l’enfant peut associer la proximité à des sentiments de peur, de confusion et d’impuissance.&nbsp;&nbsp;Il peut avoir du mal à croire qu’un adulte sera disponible pour lui et répondra à ses besoins de manière constante, cohérente d’une fois à l’autre et sécurisante.&nbsp;Par conséquent, par rapport aux nouveaux adultes qui s’occupent de lui, cet enfant/adolescent peut&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mettre de la distance</li>



<li>Réclamer une attention constante</li>



<li>Se sentir démuni</li>



<li>Vouloir tout contrôler avec détermination</li>



<li>Se protéger des aspects douloureux des relations proches plutôt que d’y prendre plaisir</li>



<li>Vouloir «&nbsp;casser&nbsp;» la relation</li>
</ul>



<p>Ainsi, comme intervenant psychosocial, faire preuve de&nbsp;<strong>disponibilité physique, psychique et émotionnelle<em>,</em></strong>de chaleur, de constance et de fiabilité peut aider les enfants et les adolescents à reconstruire leur confiance envers les adultes et envers eux-mêmes, à croire en leurs compétences dans le domaine relationnel.&nbsp;&nbsp;Toutefois, pour changer les attentes des enfants et renforcer leur confiance envers les adultes, les intervenants vont devoir réfléchir aux expériences antérieures des enfants et à la manière dont il est possible de faire évoluer leurs comportements et réactions actuels.</p>



<p>Pour Schofield et Beek, atteindre cet objectif est un réel défi&nbsp;: <em><strong>il s’agira de les aider à intégrer l’idée que les adultes peuvent «&nbsp;servir à&nbsp;» satisfaire leurs besoins et à prendre soin d’eux en toute sécurité notamment en servant d’interlocuteur relationnel.</strong></em> </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="510" height="340" src="http://atoutsbe.addviews.biz/wp-content/uploads/2019/04/parler-aux-enfants.webp" alt="" class="wp-image-430194" srcset="https://atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/parler-aux-enfants.webp 510w, https://atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/parler-aux-enfants-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 510px) 100vw, 510px" /></figure>



<p>La manière dont l’intervenant psychosocial de l’aide à la jeunesse pourra montrer sa disponibilité à l’enfant est en lien non seulement avec le vécu mais aussi avec l’âge de ce dernier.&nbsp;&nbsp;Nous vous proposons quelques pistes concrètes …</p>



<p><em><strong>De la naissance à 18 mois</strong></em></p>



<p>Pour survivre au mieux dans un contexte défavorable, certains bébés peuvent être sans énergie, sans expression, dormir beaucoup et même ne pas se réveiller pour être nourris.&nbsp;&nbsp;Nous pouvons</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Énoncer leurs propres besoins&nbsp;: «&nbsp;tes pleurs montrent combien tu es fatigué, je te raconte une histoire et puis tu iras à la sieste …&nbsp;»</li>



<li>Leur parler d’un ton apaisant et les regarder dans les yeux</li>



<li>Les réveiller doucement pour les nourrir</li>



<li>Les stimuler avec douceur (ton, objets tiers, approche…) même s’il paraît satisfait d’être laissé seul durant de longues périodes.</li>



<li>Lui parler même lorsqu’on n’est pas dans la même pièce tout en veillant à respecter des moments de silence total pour qu’il se repose.</li>
</ul>



<p>Par contre, d’autres bébés peuvent être constamment agités, ne pas faire face à la séparation de l’adulte même pour quelques minutes, montrer des besoins de proximité tout en ne s’apaisant que difficilement, ne pas tolérer les câlins et rejeter l’intimité offerte.</p>



<p><strong>Il faut beaucoup de temps et d’énergie émotionnelle</strong> pour arriver à montrer à ces nourrissons que leurs besoins seront toujours satisfaits, qu’il y aura toujours un adulte chaleureux et familier à portée de main pour soulager une gêne ou une détresse.&nbsp;&nbsp;Avec ces nourrissons, il est important de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Trouver un degré minimal de proximité sans que le bébé ne soit gêné, par exemple, caresser sa main ou son pied pour bâtir discrètement la relation</li>



<li>Offrir du rapprochement physique par le biais d’objet tiers comme un jouet en peluche ou une marionnette</li>



<li>Anticiper et rapidement traiter tout ce qui est de l’ordre de la détresse et de la confusion</li>



<li>Réserver à un nombre restreint d’adultes les soins principaux du nourrisson&nbsp;: nourrir, changer les langes, endormir …</li>



<li>Permettre que l’environnement puisse être exploré avec plaisir et en toute sécurité et sans trop d’intervention de l’adulte (mais en présence de l’adulte qui peut être occupé à faire autre chose)</li>
</ul>



<p><em><strong>De 18 mois à 4 ans</strong></em></p>



<p>Les enfants de cet âge, s’ils ont été confrontés à peu de disponibilité de la part de leurs parents, ont régulièrement des <strong>difficultés à faire preuve de comportements qui sont en accord avec leurs émotions&nbsp;</strong>: soit ils font semblant d’exprimer des émotions alors qu’ils ne les ressentent pas (par ex. rire alors qu’ils ont mal) soit ils nient leur propre ressenti. Donc Ils peuvent induire les adultes en erreur concernant leurs besoins.&nbsp;&nbsp;Pour que l’enfant perçoive une réelle et saine disponibilité chez l’intervenant, il est important de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Développer, comme intervenant, des capacités pour distinguer les besoins sous-jacents à un comportement difficile, puis les satisfaire</li>



<li>Bien négocier les contacts (même et surtout ceux qui paraissent anodins) pour accroitre la confiance plutôt que l’anxiété, à savoir regarder l’autre, utiliser un ton et un volume de voix adéquats …</li>



<li>Fournir de l’intimité et des soins nourriciers en aidant l’enfant à se laver, à se nourrir, à s’habiller&nbsp;…</li>



<li>Utiliser les événements particuliers qui éveillent les besoins d’attachement, par exemple, lorsque l’enfant est malade.&nbsp;&nbsp;On peut rappeler le vécu et les ressentis de ces moments de plus grande proximité dans d’autres interactions</li>
</ul>



<p><em><strong>De 5 à 10 ans</strong></em></p>



<p>Les enfants de cet âge qui ont été malmenés dans les relations avec leurs parents sont <strong>préoccupés par des questions existentielles</strong> auxquelles ils vont apporter leur réponse&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Peut-on m’aimer et est-ce que toi qui t’occupes du moi, tu m’aimes&nbsp;?</li>



<li>Pourquoi papa et maman ont-ils agi ainsi&nbsp;?&nbsp;&nbsp;Ne m’aiment-ils pas assez&nbsp;?&nbsp;&nbsp;Ne suis-je pas suffisamment aimable&nbsp;?</li>



<li>Non seulement je ne suis pas «&nbsp;aimable&nbsp;» mais je suis incompétent pour communiquer vu qu’on ne semble pas me comprendre.</li>
</ul>



<p>Pour l’adulte, cela va induire de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Devoir tenir compte du degré d’intimité et de distance que l’enfant peut tolérer (son espace vital est peut-être très petit ou au contraire très étendu</li>



<li>Utiliser les moments de repas, de bain, du coucher, de jeu, de calme&nbsp;</li>



<li>Consacrer au quotidien du temps à jouer, parler, se promener, mener des activités ensemble,&nbsp;… MAIS aussi se préserver des moments seuls</li>



<li>Continuer à fournir un certain degré de disponibilité physique et émotionnelle auprès de l’enfant qui signale son besoin ou son anxiété par un comportement négatif plutôt que de l’isoler («&nbsp;On ne punit jamais un enfant par une rupture relationnelle&nbsp;»)</li>



<li>Utiliser des calendriers pour permettre à l’enfant de prévoir et d’anticiper les événements et y inclure les noms des personnes présentes si nécessaire</li>



<li>Aider l’enfant à trouver des moyens de garder en lui la présence réconfortante de l’adulte quand il est séparé de lui, à l’aide d’un objet ou d’une photo, d’un rituel …</li>



<li>Placer une petite surprise sur le lit de l’enfant pendant qu’il est à l’école pour lui montrer qu’on a pensé à lui durant la journée</li>



<li>Questionner comment s’est passée sa journée et être réellement à l’écoute</li>
</ul>



<p><em><strong>L’adolescence (de 11 à 18 ans)</strong></em></p>



<p>Les adolescents dont les débuts dans la vie ont été perturbés ont davantage tendance à dissimuler leurs ressentis.&nbsp;&nbsp;Ces jeunes peuvent devenir soit de plus en plus passifs, voire incapables d’initiatives soit développer une expression émotionnelle excessive avec des éclats verbaux et physiques.&nbsp;&nbsp;Ils peuvent aussi souvent passer d’un état à l’autre.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La disponibilité des intervenants devra permettre à ces adolescents de résoudre le dilemme suivant&nbsp;: Ils doivent découvrir le monde extérieur, le monde des pairs mais avoir suffisamment de confiance en eux que pour le faire, or celle-ci leur manque souvent.&nbsp;&nbsp;Comme intervenant, nous devons signifier à cet adolescent qu’<strong>il est une personne estimée et importante</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour ce faire nous pouvons&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Poser de petits gestes tels que&nbsp;: cuisiner le plat préféré de l’ado, chauffer la salle de bain quand on sait qu’il va y aller, le conduire à une activité ou aller le rechercher …</li>



<li>Rester aux côtés d’un adolescent qui se montre hostile&nbsp;</li>



<li>Éviter d’entrer dans une escalade hostile en lui disant qu’on ne veut pas se battre avec lui, même si on n’est pas d’accord, qu’on refuse de répondre à ses provocations par de la violence, …</li>
</ul>



<p>Donc, quel que soit l’âge de l’enfant/adolescent, aider celui-ci à avoir confiance par le biais de la disponibilité que nous allons lui offrir comme éducateur, assistant social, psychologue, intervenant dans le cadre de l’aide à la jeunesse nécessite&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>D’être en alerte quant aux signaux des enfants et adolescents en termes de recherche de proximité, de protection et d’exploration</li>



<li>D’avoir l’enfant à l’esprit, avec son histoire, ses expériences de vie, ses vécus relationnels pour anticiper et satisfaire ses besoins physiques et émotionnels même et surtout s’il utilise peu de signaux pour les manifester.</li>



<li>D’essayer d’éviter autant que possible de faire deux choses en même temps lorsqu’il s’adresse à nous.</li>
</ul>



<p>Si vous souhaitez découvrir et appendre d’autres démarches qui aident l’enfant à avoir confiance, n’hésitez pas à nous demander la formation <a href="https://www.atouts.be/courses/formation-attachement/">«&nbsp;Aborder l’enfant et son développement par la théorie de l’attachement »</a>.</p>



<p><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a> &amp; <a href="https://www.atouts.be/team/christine-degraux/">Christine Degraux</a></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aider l&#8217;enfant à réguler ses émotions et son comportement : de l&#8217;importance de la sensibilité</title>
		<link>https://atouts.be/blog/aider-lenfant-a-reguler-ses-emotions-et-son-comportement-de-limportance-de-la-sensibilite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[SENSIBILITE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.atouts.be/?p=2616</guid>

					<description><![CDATA[Pour les intervenants psychosociaux de l’aide à la jeunesse, le travail auprès des enfants et des adolescents qu’ils accompagnent nécessite la connaissance de leur histoire et la compréhension des impacts [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour les intervenants psychosociaux de l’aide à la jeunesse, le travail auprès des enfants et des adolescents qu’ils accompagnent nécessite la connaissance de leur histoire et la compréhension des impacts qu’elle a eu sur leur développement.&nbsp;&nbsp;Celle-ci est notamment nécessaire pour appréhender les mécanismes d’adaptation qu’ils ont développés pour faire face, vivre ou survivre dans un environnement rendant difficile le développement d’une sécurité affective et d’un épanouissement psychologique (voir l&rsquo;article <a href="https://www.atouts.be/accompagner-un-enfant-adolescent-dans-le-secteur-de-laide-a-la-jeunesse/"> » Accompagner un enfant/adolescent de l&rsquo;aide à la jeunesse ? « ).&nbsp;&nbsp;</a></p>



<p><strong>Certaines de ces stratégies d’adaptation sont adéquates dans certains contextes alors que d’autres le sont moins. </strong>C’est sur ces dernières que les professionnels du secteur voudraient se pencher. <strong>Un des éléments centraux sur lequel s’attarder en priorité concerne l’expression des émotions.</strong></p>



<p>Nous retrouvons en effet <strong>deux types d’inadéquation</strong> dans l’expression émotionnelle des enfants/adolescents du secteur, issus directement des mécanismes d’adaptation développés pour «&nbsp;faire face&nbsp;» à leur environnement précoce. <strong>Soit ces enfants/ados n’expriment aucune émotion soit ils les expriment de manière imprévisible et extrême.</strong>&nbsp;&nbsp;Ces deux types de stratégie s’accompagnent souvent de comportements non régulés, excessifs voire violents&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Se replier sur soi,&nbsp;</li>



<li>Utiliser leurs sentiments pour contrôler autrui,&nbsp;</li>



<li>Nier l’existence de leurs émotions,</li>



<li>Être en difficulté d’imaginer les émotions d’autrui et de prévoir leurs réactions,&nbsp;</li>



<li>Avoir du mal à participer à un jeu,&nbsp;</li>



<li>Avoir peu accès à l’humour,&nbsp;</li>



<li>Être en difficulté de se réjouir d’une expérience agréable puis de s’en souvenir,&nbsp;</li>



<li>Avoir les sens engourdis au point de ne pas sentir la douleur ou la faim,&nbsp;</li>



<li>Se scarifier à l’adolescence,&nbsp;</li>



<li>Déborder verbalement&nbsp;&nbsp;et physiquement sur les camarades de classe</li>



<li>…</li>
</ul>



<p>Comment accompagner ces enfants pour les aider à réguler leurs émotions et donc aussi les comportements&nbsp;qui y sont liés ?</p>



<p>Un des moyens proposés par G. Schofield et M. Beek est d’offrir davantage de&nbsp;<strong>sensibilité</strong>dans la relation. La sensibilité étant la capacité à faire preuve d’observation de l’enfant/adolescent, de décodage des signaux (verbaux et non verbaux) qu’il émet quant à ses besoins et à ses émotions et de proposer des réponses rapides, efficaces et adéquates.</p>



<p>Un intervenant psychosocial sensible offrira alors à l’enfant un environnement soigneusement structuré et modelé dans lequel il observera le comportement de l’enfant, l’expression de ses sentiments pour ensuite y réfléchir, les «&nbsp;décoder&nbsp;» afin de leur attribuer un sens.&nbsp;&nbsp;Pour ce faire, l’éducateur, l’assistant social, le psychologue de l’aide à la jeunesse doit être particulièrement à l’écoute de l’enfant, tenter de se mettre dans sa peau et essayer d’imaginer ce que cet enfant pourrait penser et ressentir en fonction de ce qu’il montre et en fonction de ce qu’il connait déjà de lui.&nbsp;<strong>Lorsque cette démarche est mise en place, qu’elle est régulière et qu’elle amène des interactions pertinentes alors l’enfant&nbsp;deviendra davantage capable de :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Décoder lui-même le sens de ses comportements et de ses émotions&nbsp;</li>



<li>Se sentir compris</li>



<li>Apprendre à faire face à ses émotions, dans toutes ses «&nbsp;couleurs&nbsp;»&nbsp;</li>



<li>Tenir compte des pensées et des émotions d’autrui, développant alors de l’empathie</li>
</ul>



<p><strong>Pour renforcer la sensibilité dans les relations</strong>, l’intervenant psychosocial, et toute personne étant en contact avec les jeunes peuvent s’appuyer sur une <strong>grande variété d’approches</strong>.&nbsp;&nbsp;En voici quelques-unes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Faire des commentaires verbaux et non-verbaux</strong> (mimiques, postures, expressions faciales…) sur ce qui est observé afin de renvoyer à l’enfant ce qu’il est peut-être occupé à ressentir et à penser et ainsi le rassurer et lui apprendre à mettre des mots sur des ressentis.&nbsp;Par exemple&nbsp;: «&nbsp;Tu as l’air triste. Tes yeux sont brillants. Tu as envie de pleurer&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li><strong>Appréhender les expériences antérieures</strong> de l’enfant et envisager avec souplesse la manière dont celles-ci ont impacté l’expression des sentiments de l’enfant et donc pouvoir se projeter dans l’esprit d’un enfant</li>



<li><strong>Anticiper</strong> ce qui va provoquer de la confusion et de la détresse chez l’enfant et l’éviter autant que possible.&nbsp;Par exemple&nbsp;: les moments de transition difficiles, les nouveaux espaces, les changements d’organisation du quotidien…</li>



<li><strong>Créer l’occasion de partager des activités plaisantes</strong> avec l’enfant qui permettront d’énoncer des commentaires sur les émotions qu’on éprouve et celles éprouvées par l’enfant. Par exemple&nbsp;: chanter, réciter des comptines, jouer au ballon, construire quelque chose ensemble, se déguiser, regarder un film ensemble …</li>



<li><strong>Nommer les émotions dans les événements de la vie quotidienne.</strong>&nbsp;</li>



<li>Par exemple&nbsp;: «&nbsp;j’ai peur, j’ai fait un cauchemar&nbsp;», «&nbsp;je suis très contente car j’ai piscine aujourd’hui&nbsp;», «&nbsp;je suis triste de ne pas voir maman&nbsp;»…</li>



<li><strong>Jouer </strong>à des jeux qui impliquent les différents sens (toucher, vue, odorat, ouïe)</li>



<li><strong>Conserver des traces des bons moments partagés ensembl</strong>e et constituer un livre d’expériences.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/emotions.jpg" alt="" class="wp-image-2643"/></figure>



<p><strong>Associer les parents de l’enfant/adolescent à ce processus renforcera les acquis de l’enfant</strong>.&nbsp;&nbsp;Comme intervenants psychosociaux, il est légitime que nous interrogions les parents. Par exemple&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>«&nbsp;Dans ce moment-là, que pense, que ressent votre enfant&nbsp;?&nbsp;&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>«&nbsp;Avez-vous remarqué que quand il a peur, il se recroqueville sur lui&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>«&nbsp;Comment fait-il pour vous montrer qu’il est en colère&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>«&nbsp;Si vous vous mettez dans la peau de votre enfant, que penseriez-vous, que ressentiriez-vous&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>«&nbsp;En tant qu’enfant, dans ce type de situations que ressentiez-vous, que pensiez-vous, que faisiez-vous&nbsp;? Qu’attendiez-vous de l’adulte&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>«&nbsp;Quels liens pouvez-vous faire entre votre vécu d’enfant et votre manière d’être parent&nbsp;?&nbsp;»</li>



<li>Comment vous sentez-vous face à votre enfant&nbsp;quand il fait cela ?&nbsp;&nbsp;</li>



<li>…</li>
</ul>



<p>Ce questionnement vise à renforcer les capacités d’écoute, d’observation, de souplesse et d’empathie du parent à l’égard de son enfant afin que celui-ci sente qu’il peut partager et exprimer ses émotions et ce de façon appropriée.</p>



<p>Si vous souhaitez découvrir et appendre d’autres démarches qui aident l’enfant à réguler ses émotions et ses comportements, n’hésitez pas à vous inscrire à la formation <a href="https://www.atouts.be/courses/formation-observer-et-ameliorer-les-interactions-enfant-parent-pour-les-intervenants-psychosociaux-de-laide-a-la-jeunesse/">«&nbsp;Observer et améliorer les interactions enfant-parent&nbsp;».</a></p>



<p><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a> &amp; <a href="https://www.atouts.be/team/christine-degraux/">Christine Degraux</a></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Construire l&#8217;estime de soi chez l&#8217;enfant : de l&#8217;importance de l&#8217;acceptation</title>
		<link>https://atouts.be/blog/construire-lestime-de-soi-chez-lenfant-de-limportance-de-lacceptation</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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					<description><![CDATA[Offrir de la sensibilité et de la disponibilité aux enfants et adolescents que nous accompagnons comme intervenants psychosociaux dans le secteur de l’aide à la jeunesse, aide ceux-ci à réguler [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Offrir de la <a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-reguler-ses-emotions-et-son-comportement-de-limportance-de-la-sensibilite/">sensibilité</a> et de la <a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-avoir-confiance-de-limportance-de-la-disponibilite/">disponibilité</a></strong> aux enfants et adolescents que nous accompagnons comme intervenants psychosociaux dans le secteur de l’aide à la jeunesse, aide ceux-ci à réguler leurs émotions et leurs comportements et leur permet de développer de la confiance.&nbsp;&nbsp;Disponibilité et sensibilité restaurent petit à petit la sécurité affective chez ces enfants.</p>



<p><strong>Un troisième élément nécessaire</strong> pour que ces enfants/adolescents (re)trouvent de la sécurité affective est qu’ils puissent <strong>développer une bonne estime d’eux-mêmes</strong>. Pour Schofield et Beek, cet objectif nécessite, notamment de la part des intervenants que nous sommes, une&nbsp;<strong>acceptation inconditionnelle</strong>de ces jeunes bénéficiaires de nos services.</p>



<p>L’origine de la faible estime d’eux-mêmes qu’ont les enfants et les jeunes que nous accompagnons est à la fois complexe et souvent profondément enracinée. Ainsi, les parents de ces enfants/adolescents peuvent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Manquer de chaleur dans leurs contacts</li>



<li>Avoir beaucoup de mal à accepter un bébé agité ou un enfant qui fait de l’opposition</li>



<li>Être animés de peurs profondes que leur enfant les rejette comme leurs propres parents les ont rejetés&nbsp;</li>



<li>Développer de grosses colères, dire des choses très dures quand leur enfant n’obéit pas</li>



<li>Être effrayant et donc susciter de la peur chez l’enfant plutôt que de la sécurité</li>



<li>Provoquer de multiples séparations avec leur enfant</li>



<li>…</li>
</ul>



<p>Quelles pensées, quelles émotions développent les enfants/adolescents pour tenter de s’adapter à ces comportements parentaux&nbsp;?&nbsp;Souvent, ils ont <strong>tendance à penser qu’ils sont responsables de ces comportements négatifs</strong> et par conséquent, ils doutent de pouvoir être bons, d’avoir le droit d’obtenir des soins aimants et de les mériter.&nbsp;&nbsp;<strong>Ils se perçoivent comme «&nbsp;méchants&nbsp;» voire «&nbsp;dangereux&nbsp;» et «&nbsp;méritent&nbsp;» les punitions qu’on leur donne.&nbsp;</strong>&nbsp;Dans les situations les plus extrêmes, certains de ces enfants/adolescents donnent même l’impression d’adopter délibérément des comportements suscitant des réactions négatives chez les adultes et d’être satisfaits quand l’adulte sort de ses gonds car, au moins là, ils sont face à quelque chose de prévisible et qu’ils connaissent.</p>



<p><strong>Comme intervenants dans notre secteur, nous avons tous été confrontés à ces enfants/adolescents qui se montrent critiques, résistants, hostiles à notre égard.&nbsp;&nbsp;Et nous avons tous connus des moments d’impuissance, de disqualification, de déception qui viennent toucher notre estime propre, au moins comme professionnels.</strong></p>



<p>Quelles «&nbsp;postures&nbsp;» d’intervenants et quelles interventions pouvons-nous mettre en place afin de développer l’estime de soi chez ces enfants/adolescents&nbsp;?</p>



<p>Il est d’abord essentiel que, par le biais de notre disponibilité et de notre sensibilité, l’enfant puisse réguler ses émotions et développer sa confiance (voir articles sur la sensibilité et sur la disponibilité).&nbsp;&nbsp;Sans cela, son estime de lui-même ne peut réellement croître.</p>



<p>Ensuite, nous devons <strong>accepter le paradoxe que l’acceptation totale des incapacités de l’enfant va nous permettre de nous concentrer sur son potentiel et ses propres capacités de développement.</strong>&nbsp;&nbsp;Cela nécessite aussi de fixer des objectifs personnalisés, réalistes et réalisables par rapport à son niveau de développement.</p>



<p>Ainsi, nous tenterons de transmettre des messages d’acceptation inconditionnelle, quels que soient ses humeurs et même ses agissements en veillant à bien distinguer les comportements qui sont inacceptables de l’individu lui-même, qui restera toujours une de nos préoccupations.</p>



<p>Citons <strong>quelques pistes très concrètes </strong>de ces postures d’acceptation et de décodage&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Intensifier les manifestations de disponibilité et de sensibilité</li>



<li>Établir des liens entre les premières expériences de vie de l’enfant et ses difficultés actuelles afin de ne pas prendre «&nbsp;personnellement&nbsp;» «&nbsp;contre soi&nbsp;» les comportements difficiles voire destructeurs.</li>



<li>Souligner les forces au moment où elles sont visibles&nbsp;: «&nbsp;J’ai vu que tu faisais attention aux petits du groupe en les aidant à table. Merci&nbsp;» ou «&nbsp;F. m’a dit que tu avais été bon en classe lors de ton exposé, tu dois être content de toi&nbsp;?!&nbsp;»&nbsp;</li>



<li>Apaiser l’enfant avec des commentaires d’acceptation des difficultés rencontrées&nbsp;: «&nbsp;J’aurais dû te laisser souffler un peu avant d’entamer les devoirs, je pense que ça t’aurait fait du bien …&nbsp;»</li>



<li>Utiliser des mots, un ton de voix, des gestes par lesquels l’enfant peut sentir qu’on apprécie d’être en contact avec lui, même face à des comportements plus difficiles</li>



<li>Fournir des commentaires rassurants par rapport à ce que nous montre l’enfant et lui demander son avis à lui</li>



<li>Refuser d’entrer dans le rapport de force&nbsp;: «&nbsp;nous valons mieux tous deux que de nous battre l’un avec l’autre&nbsp;»</li>



<li>Créer une culture telle que les points forts de chacun sont reconnus</li>



<li>Nommer que faire des erreurs, avoir des défauts est normal et que ce n’est pas pour ça qu’on n’est pas accepté&nbsp;: «&nbsp;Tu as vu, moi, là, je sais que je ne fais pas comme tout le monde mais c’est comme ça que ça m’énerve le moins&nbsp;»</li>



<li>Saisir toutes les opportunités pour soutenir l’enfant dans ses propres centres d’intérêts. Par ex&nbsp;: écouter sa musique même si on déteste cela.</li>



<li>Soutenir l’enfant dans ses tentatives pour développer des centres d’intérêts. «&nbsp;Dis, j’ai remarqué que tu dessinais beaucoup, tu aurais envie d’aller plus loin là-dedans&nbsp;?&nbsp;» ou «&nbsp;Dis, j’ai remarqué que tu dessinais beaucoup, je t’ai donc acheté du matériel plus spécifique que les crayons que tout le monde utilise&nbsp;»</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img decoding="async" src="https://i1.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/mateo-avila-chinchilla-74449-unsplash.jpg?fit=800%2C539&amp;ssl=1" alt="" class="wp-image-2629"/></figure>



<p>Un élément vient toutefois complexifier notre travail&nbsp;: <strong>ces enfants se sentent souvent menacés et gênés quand ils sont complimentés.</strong>&nbsp;Comme intervenants, il va donc falloir y aller en douceur (et en lenteur) et veiller à bien décoder ces signes de malaise et de gêne afin d’adapter nos réactions pour que l’enfant puisse finalement tirer des bénéfices de nos paroles valorisantes. <strong>Apprendre à l’enfant qu’il n’a pas à se sentir mal par rapport à ce qu’il peut accomplir et par rapport aux domaines dans lesquels il ne brille pas et l’aider à intégrer cognitivement et affectivement qu’il est aimé pour ce qu’il est</strong>, tel est le défi que nous, intervenants psychosociaux du secteur de l’aide à la jeunesse avons à relever avec beaucoup d’enfants et d’adolescents que nous accompagnons.</p>



<p><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a> &amp; <a href="https://www.atouts.be/team/christine-degraux/">Christine Degraux</a></p>
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		<title>Aider l&#8217;enfant à se sentir efficace : de l&#8217;importance de la coopération</title>
		<link>https://atouts.be/blog/aider-lenfant-a-se-sentir-efficace-de-limportance-de-la-cooperation</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.atouts.be/?p=2631</guid>

					<description><![CDATA[Être&#160;sensible aux vécus et ressentis de l’enfant pour l’aider à réguler ses émotions et ses comportements, être&#160;disponible&#160;pour l’aider à développer sa confiance et&#160;l’accepter de manière inconditionnelle pour qu’il construise une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-reguler-ses-emotions-et-son-comportement-de-limportance-de-la-sensibilite/">Être&nbsp;sensible</a></strong> aux vécus et ressentis de l’enfant pour l’aider à réguler ses émotions et ses comportements,<a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-avoir-confiance-de-limportance-de-la-disponibilite/"> </a><strong><a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-avoir-confiance-de-limportance-de-la-disponibilite/">être&nbsp;disponible</a></strong>&nbsp;pour l’aider à développer sa confiance et&nbsp;l’<strong><a href="https://www.atouts.be/construire-lestime-de-soi-chez-lenfant-de-limportance-de-lacceptation/">accepter de manière inconditionnelle</a></strong> pour qu’il construise une bonne estime de soi, tels sont les premiers ingrédients nécessaires pour augmenter la sécurité interne des enfants et adolescents que nous accompagnons comme intervenants psychosociaux dans le secteur de l’aide à la jeunesse.</p>



<p>La&nbsp;<strong>coopération&nbsp;</strong>est un aspect supplémentaire pour permettre aux bénéficiaires de nos services de se sentir davantage en sécurité.&nbsp;&nbsp;La coopération repose sur&nbsp;le postulat&nbsp;que les bébés, les enfants, les adolescents sont des individus distincts, autonomes qui ont leurs propres ressentis, émotions, représentations, pensées, besoins et dont les comportements ont du sens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Par exemple, le parent pense que le bébé pleure car quelque chose le dérange. Il réfléchit à ce que ce bébé peut vivre, ressentir, à ce qu’il veut lui dire et il le prend dans les bras en lui formulant un besoin possible&nbsp;: «&nbsp;c’est parce que c’est l’heure du biberon et que tu as faim que tu pleures …&nbsp;».&nbsp;&nbsp;Et ce bébé apprend que ses propres sourires, pleurs, actions ou bruits peuvent susciter des réactions qui vont satisfaire ses besoins.&nbsp;&nbsp;Il commence alors à ressentir qu’il est efficace.</p>



<p><strong>En s’appuyant sur cette croyance, l’intervenant psychosocial va élaborer et donner des soins qui favorisent le choix et l’autonomie en autorisant un certain degré de négociation dans la relation mais dans un cadre clair&nbsp;etavec des limites fermement établies</strong>.&nbsp;&nbsp;Ce type d’intervention aidera l’enfant et l’adolescent à se sentir plus efficace, à opérer des choix positifs, à faire des compromis … signes d’une réelle relation de coopération, de collaboration.</p>



<p>Dans le cadre de notre profession au sein de l’aide à la jeunesse, il nous arrive régulièrement de rencontrer des enfants et des adolescents qui ont peu développé le sentiment d’être compétent et qui ont vécu des expériences relationnelles ne leur permettant pas d’intégrer l’idée que l’adulte est un partenaire avec lequel on peut coopérer.&nbsp;&nbsp;<strong>Il s’en suit que ces enfants/adolescents peuvent être, dans leurs relations avec les adultes, soit passifs et&nbsp;conformes soit contrôlants par le biais de comportements, souvent&nbsp;agités, de désobéissance voire de violence.</strong></p>



<p>Quelles activités développant la coopération et le sentiment d’efficacité pouvons-nous proposer à ces enfants/adolescents&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/javier-allegue-barros-768453-unsplash.jpg?fit=533%2C800&amp;ssl=1" alt="Photo by Javier Allegue Barros on Unsplash
" class="wp-image-2633" width="133" height="200"/></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aider à faire des&nbsp;«&nbsp;petits&nbsp;»&nbsp;choix dans la vie quotidienne&nbsp;en limitant les possibilités&nbsp;: A quel jeu veux-tu jouer,&nbsp;celui-ci ou celui-là&nbsp;?&nbsp;&nbsp;Quelpantalonveux-tu mettre pour aller jouer dehors&nbsp;? Quel paquet de céréales veux-tu qu’on achète&nbsp;: avec du raisin ou du chocolat&nbsp;?</li>



<li>Choisir des activités individuelles que l’enfant apprécie et qu’il maîtrise bien.&nbsp;&nbsp;Par exemple, cuisiner avec lui et lui apprendre à préparer un plat tout seul.</li>



<li>Proposer à l’enfant d’être responsable de petites tâches en fonction&nbsp;de son âge ET&nbsp;de ses capacités : dresser la table, vider le lave-vaisselle, sortir la poubelle … Le remercier et le féliciter quand il assume ces tâches.</li>



<li>Introduire des jouets sur lesquels l’enfant peut avoir une action qui produit un résultat agréable pour lui&nbsp;: pousser sur un bouton pour avoir de la musique, secouer des maracas, …</li>



<li>Prévoir des moments de détente avec l’enfant&nbsp;: se coucher près de lui sur le tapis de jeu, le regarder et commenter doucement ce qu’il fait.</li>



<li>Réagir rapidement aux demandes de soutien&nbsp;etde réconfort de l’enfant.&nbsp;&nbsp;S’il est plus grand, lui dire qu’on viendra dès que possible&nbsp;: «&nbsp;je finis vite ce que je suis en train de faire puis je viens t’aider …&nbsp;»</li>



<li></li>



<li>Fixer un ou deux domaines dans lequel on veut voir progresser l’enfant et donc fixer une ou deux priorités dans l’accompagnement réalisé. Par exemple, on pense qu’il pourrait s’habiller seul.&nbsp;&nbsp;On veille à ne pas le presser et on anticipe que cela risque de prendre un peu plus de temps que si on l’habille.</li>



<li>Utiliser un langage qui favorise la coopération, comme par exemple&nbsp;: «&nbsp;est-ce que tu veux qu’on joue au foot une fois que tu auras fini tes devoirs&nbsp;?&nbsp;» plutôt que «&nbsp;finis tes devoirs et on jouera au foot.&nbsp;»</li>



<li>Fixer des limites pour signifier quel comportement est acceptable et sans danger</li>



<li>Avec tous les enfants, mais plus particulièrement avec les adolescents, il est intéressant de partager une activité qui fournit un plaisir réciproque dans une ambiance harmonieuse&nbsp;: regarder une émission de TV ou une série&nbsp;; avoir une activité sportive ensemble …</li>



<li>Permettre aux adolescents qui font des erreurs de trouver les moyens de s’en sortir ou de réparer les dommages causés et les accompagner dans leurs démarches.</li>



<li>Éviter les discours&nbsp;qui laissent penser&nbsp;qu’une action&nbsp;est impardonnable ou irrémédiable.&nbsp;&nbsp;Même dans les pires événements (user de drogues, agresser, être enceinte …), les jeunes doivent être aidés, soutenus pour faire face aux conséquences de leurs actes.&nbsp;&nbsp;Il est essentiel que ces adolescents perçoivent qu’une personne au moins se soucie d’eux.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://i2.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/lonely-planet-1490956-unsplash.jpg?fit=800%2C533&amp;ssl=1" alt="" class="wp-image-2634" width="400" height="267"/></figure>



<p>Comme intervenants psychosociaux, pour aider les enfants/adolescents à <a href="https://www.atouts.be/accompagner-un-enfant-adolescent-dans-le-secteur-de-laide-a-la-jeunesse/">développer leur sentiment de sécurité affective</a>, que ce soit par le biais de la sensibilité, de la disponibilité, de l’acceptation ou de la coopération, nous devons examiner les vécus précoces de l’enfant, partager les pensées élaborées par l’enfant concernant les expériences de soins reçus dès sa naissance et attribuer un sens concernant ses comportements difficiles.&nbsp;Par le biais du développement de la coopération, nous aiderons les enfants/adolescents à apprendre qu’il est gratifiant d’agir de manière autonome et en toute sécurité.&nbsp;<strong>Pour atteindre cet objectif, il nous faudra intensément soutenir ces enfants qui se sentent démunis et effrayés par le monde extérieur en leur offrant des opportunités de se sentir vraiment efficace, en les aidant à renoncer à leur désir de s’isoler ou de contrôler les personnes et les événements et en les aidant à comprendre les avantages de la négociation et du compromis.</strong></p>



<p><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a> &amp; <a href="https://www.atouts.be/team/christine-degraux/">Christine Degraux</a></p>
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		<title>Aider l&#8217;enfant à « faire partie de » : de l&#8217;importance de l&#8217;appartenance</title>
		<link>https://atouts.be/blog/aider-lenfant-a-faire-partie-de-de-limportance-de-lappartenance</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Degraux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 13:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.atouts.be/?p=2636</guid>

					<description><![CDATA[Après la description de l’importance de la&#160;sensibilité, de la&#160;disponibilité, de l’acceptation et de la&#160;coopération, nous terminons cette série d’articles consacrés au thème de la sécurité affective par l’explication d’un dernier [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image aligncenter"><img decoding="async" src="https://i2.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/perry-grone-732606-unsplash.jpg?fit=800%2C533&amp;ssl=1" alt="Photo by Perry Grone on Unsplash" class="wp-image-2637"/></figure>



<p class="has-text-align-left">Après la description de l’importance de la&nbsp;<a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-reguler-ses-emotions-et-son-comportement-de-limportance-de-la-sensibilite/">sensibilité</a>, de la&nbsp;<a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-avoir-confiance-de-limportance-de-la-disponibilite/">disponibilité</a>, de l’<a href="https://www.atouts.be/construire-lestime-de-soi-chez-lenfant-de-limportance-de-lacceptation/">acceptation</a> et de la&nbsp;<a href="https://www.atouts.be/aider-lenfant-a-se-sentir-efficace-de-limportance-de-la-cooperation/">coopération</a>, nous terminons cette série d’articles consacrés au thème de la <a href="https://www.atouts.be/accompagner-un-enfant-adolescent-dans-le-secteur-de-laide-a-la-jeunesse/">sécurité affective</a> par l’explication d’<strong>un dernier élément essentiel au développement de celle-ci, à savoir&nbsp;</strong><em><strong>le sentiment d’appartenance</strong></em><strong>.</strong></p>



<p>Que l’enfant soit dans sa famille biologique, dans une famille d’accueil ou dans une institution, il est essentiel pour son bon développement qu’il vive l’expérience de «&nbsp;faire partie de …&nbsp;».&nbsp;&nbsp;<strong>Le sentiment d’appartenance favorise le développement de l’identité&nbsp;: tout être humain a envie d’être comme les autres et à la fois d’être différent des autres</strong>.&nbsp;&nbsp;Découvrir sa spécificité se fait par le biais de la comparaison à l’autre.&nbsp;&nbsp;Se comparer aux membres de sa familles, à ses pairs, aux autres personnes de ses groupes d’appartenance va aider l’enfant à définir qui il veut être et qui il est.</p>



<p><strong>La certitude de l’appartenance à une famille, un foyer, un groupe renforce le sentiment de sécurité affective mais aussi le plaisir et le désir de côtoyer et rencontrer l’autre et donc les capacités d’exploration.</strong></p>



<p>De nombreux enfants placés dans une famille d’accueil ou dans un SRG ressentent toujours puissamment le sentiment d’appartenir à leur famille biologique avec laquelle ils ont pourtant souvent développé un attachement insécure.&nbsp;&nbsp;Ces mêmes enfants peuvent cependant déjà retirer des bénéfices à être inclus dans une famille d’accueil ou un SRG à long terme avant même que les nouvelles relations d’attachement qu’ils y développent ne soient sécures.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>On observe souvent que, pour ces enfants, confrontés à un intense sentiment de loyauté, appartenir à un lieu de placement et collaborer à ses règles de viepeut être plus facile que d’accepter un engagement émotionnel avec les adultes qui s’occupent d’eux.</strong> En effet, l’enfant doit d’abord affronter différentes pertes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des personnes&nbsp;: papa, maman, amis, copains, voisins, …</li>



<li>Des lieux&nbsp;</li>



<li>Des rythmes</li>



<li>Des animaux</li>



<li>Des habitudes et des règles</li>



<li>Des odeurs et des sensations</li>



<li>….</li>
</ul>



<p>En plus de ces pertes, il doit faire face à une série d’incertitudes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Combien de temps vais-je rester&nbsp;?</li>



<li>Veut-on de moi ici&nbsp;?</li>



<li>Vais-je pouvoir m’adapter&nbsp;? Comment ça se passe ici&nbsp;?</li>



<li>Que va-t-on faire avec moi&nbsp;? Que va-t-on penser de moi&nbsp;?</li>



<li>Que vont devenir mes parents&nbsp;?</li>



<li>…</li>
</ul>



<p>Ainsi, l’adaptation à un nouveau lieu de vie représente un défi énorme&nbsp;: se lever le matin, prendre un petit-déjeuner dans un lieu non-familier peut être une montagne à gravir pour un enfant. Et donc, prendre le risque d’un engagement émotionnel est la dernière étape du défi par lequel cet enfant doit passer surtout s’il reste empêtré émotionnellement dans des situations non résolues par rapport à sa famille biologique.</p>



<p><strong>Accueillir un enfant dans une famille qui n’est pas la sienne ou dans une institution d’hébergement nécessite, une fois de plus, d’avoir des informations sur les expériences de vie familiale antérieures de l’enfant car elles ont modelé ses attentes et ses comportements adaptatifs à l’égard d’un nouveau lieu de vie.</strong></p>



<p>Avec ces enfants placés, tout comme avec ceux que nous accompagnons au sein de leur famille biologique, nous devons, comme intervenants psychosociaux du secteur de l’aide à la jeunesse, veiller à créer et développer&nbsp;<strong>une vie communautaire</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chaleureuse émotionnellement</li>



<li>Sécurisante physiquement et psychiquement</li>



<li>Faisant preuve d’acceptation et de soutien pour chacun de ses membres</li>



<li>Fixant des attentes claires et raisonnables quant à la gestion de cette vie en commun.</li>
</ul>



<p>Que nous intervenions à domicile ou dans un lieu d’hébergement, voyons quelques activités concrètes que nous pouvons proposer aux enfants/adolescents et à leurs familles pour renforcer le sentiment d’appartenance&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="blob:https://www.atouts.be/eae790e5-0ca3-4293-8bca-690291d2c9f6" alt=""/></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Déterminer clairement les activités routinières du lieu de vie et la manière dont elles vont se dérouler avec des temps précis&nbsp;: heure du lever, heure du coucher, heure des repas, heure du bain …</li>



<li>Dire qui va accompagner le jeune enfant dans ces activités routinières&nbsp;: qui va l’aider à se laver, à s’habiller, à aller dormir, …</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter"><img decoding="async" src="https://www.atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/horloge.jpg" alt="" class="wp-image-2654"/></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Attribuer des endroits particuliers à l’enfant dans la maison&nbsp;: un crochet propre à l’enfant pour suspendre son manteau, une place à table, son nom sur la porte de sa chambre, des motifs sur ses draps ou couettes, les éléments de décor dans sa chambre …</li>



<li>Favoriser les repas pris en commun et des activités diverses en commun&nbsp;: jeux, activités en dehors du lieu de vie comme des promenades, aller à la piscine …, des activités exigées par une vie communautaire&nbsp;telles que faire la vaisselle, dresser et ranger la table, donner un coup de balai, ranger du linge &#8230;</li>



<li>Réaliser un génogramme&nbsp;</li>



<li>Créer un livre d’histoire de vie et continuer à le remplir.&nbsp;&nbsp;Ce livre contient des informations, des photographies, des récits qui relient l’enfant aux autres personnes qui partagent le même lieu de vie que lui.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://i2.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/estee-janssens-551013-unsplash.jpg?fit=800%2C535&amp;ssl=1" alt="Photo by Estée Janssens on Unsplash" class="wp-image-2655"/></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Exposer des photos de l’enfant seul ou accompagné des personnes qui lui sont proches, des photos permettant de se souvenir de moments agréables passés ensemble.</li>



<li>Établir des projets qui permettent de se réjouir de mener une activité ensemble comme aller voir un film ensemble au cinéma</li>



<li>Éveiller les différents sens de l’enfant en l’aidant à percevoir des éléments spécifiques de son lieu de vie&nbsp;: l’odeur d’un plat cuisiné, la douceur d’un vêtement, les morceaux de musique que l’on aime écouter ensemble, les changements de la nature induits par le rythme des saisons …</li>



<li>Faire ses activités avec le groupe des garçons/filles</li>



<li>Faire des activités par tranches d’âge</li>



<li>Permettre à l’enfant/adolescent d’avoir, dans le lieu de vie, un espace qui lui est spécifique rien qu’à lui et dans lequel il peut s’isoler en toute intimité</li>



<li>Parfois, lui permettre de choisir ce qu’on va manger ensemble</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/atouts.be/wp-content/uploads/2019/04/julie-johnson-1485122-unsplash.jpg?fit=563%2C800&amp;ssl=1" alt="Photo by Julie Johnson on Unsplash" class="wp-image-2651"/></figure>



<p>Renforcer chez un enfant/adolescent le sentiment d’appartenance va, tout comme la sensibilité, la disponibilité, l’acceptation inconditionnelle et la coopération, permettre que s’installe petit à petit une sécurité affective, déjà tellement nécessaire à tout être humain et encore bien plus essentielle à tous ces jeunes, souvent blessés par la vie, que nous rencontrons comme professionnels de l’aide à la jeunesse.</p>



<p><a href="https://www.atouts.be/team/victor-pelsser/">Victor Pelsser</a> &amp; <a href="https://www.atouts.be/team/christine-degraux/">Christine Degraux</a></p>



<p></p>
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